
Sortie de séance, nerfs et visage en vrac. J’entends des femmes parler du film qu’elles viennent de voir dans la salle d’à côté, Elle s’appelait Sarah : «C’est très émouvant, c’est l’histoire d’une survivante de la Déportation !». Illégal aussi, c’est émouvant : c’est l’histoire d’une survivante des expulsions de sans-papiers, toujours en cours dans les pays riches d’Europe.
Tania, immigrée russe en Belgique, mène une vie ordinaire entre son travail et l‘éducation d’Ivan, son fils. Depuis qu’on lui a refusé ses papiers, huit ans plus tôt, sa simple présence fait d’elle une hors-la-loi. Le film est le récit engagé de son combat contre ...