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	<title>BiP /// BelgiansInParis &#187; Dico franco-belge</title>
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	<description>Le webzine des Belges à Paris</description>
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		<title>Chouette, j&#8217;ai les boules !</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2006 11:54:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>djs</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dico franco-belge]]></category>
		<category><![CDATA[belgicisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Ne dites pas "les fêtes m'énervent" dites plutôt "chouette, j'ai les boules"<br/><br/>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src='http://www.the-bip.com/wordpress/wp-content/plugins/simple-post-thumbnails/timthumb.php?src=/wordpress/wp-content/thumbnails/11.jpg&amp;w=200&amp;h=150&amp;zc=1&amp;ft=jpg' alt='post thumbnail' /></p>
<p>Ne dites pas &laquo;&nbsp;les fêtes m&#8217;énervent&nbsp;&raquo; dites plutôt &laquo;&nbsp;chouette, j&#8217;ai les boules&nbsp;&raquo;<br/><br/><br />
<span id="more-11"></span><br />
Saint-Nicolas, Noël et même Nouvel an, décembre est pour les petits Belges le mois des chiques et des chiquelettes (ou Chicklet, comme la marque américaine). Ces dernières sont, simplement, la gomme à mâcher que les Français ne désignent plus guère que par chewing-gum. Les premières ne sont pas, bien entendu, du tabac à mâcher, mais des bonbons. Les francophones de Belgique, à l&#8217;exception des Liégeois, parleront plus volontiers de boules et, parfois de boules sures si celles-ci sont acidulées. Quoiqu&#8217;il en soit, tous – ou presque &#8211; s&#8217;accordent à réserver le terme de bonbons aux biscuits des Français. Il y a de quoi battre le beurre (s&#8217;embrouiller).<br/><br/> Plutôt que de se gaver de babeluttes (bonbons au miel vendus à la mer, c&#8217;est-à-dire dans les villes du littoral) &#8211; un avis de Jean, bip ici &#8211; ou de cuberdons (bonbons coniques à base de sucre et de gomme arabique), certains gamins aiment autant – préfèrent, en français de France &#8211; le chocolat. Ils le dégusteront en bâton et non en barre, ou sous forme de pralines. Les pralines sont des bouchées au chocolat et non des amandes ou des noisettes grillées et enrobées de sucre. Les Français les appellent, par synecdoque, les chocolats. Les Belges sont particulièrement friands des manons, bouchées de chocolat blanc fourrées de crème au beurre aromatisée au café. Ils les emportent dans des ballotins, de petites boîtes inventées par le Suisse Neuhaus, installé à Bruxelles.</p>
<p> <strong>Couilles de suisse</strong> </p>
<p> Noël est surtout l&#8217;occasion de s&#8217;empiffrer de cougnous, des petits pains briochés parfois garnis de perles de sucre. Avec du chocolat chaud, c&#8217;est un délice &#8211; un avis d&#8217;Hubert, bip ici. Le reste de l&#8217;année, on prendra pour le quatre-heures (le goûter) du cramique ou du craquelin. Il s&#8217;agit de grosses brioches, l&#8217;une garnie de raisins de Corinthe, l&#8217;autre d&#8217;éclats de sucre fondu. Rien de commun avec le petit gâteau sec et croquant décrit par Larousse. </p>
<p> Les plus gourmands opteront pour la couque suisse, dont les Helvètes n&#8217;ont jamais entendu parler et qui, selon certains linguistes, serait un dérivé de couilles de Suisse. Il s&#8217;agit d&#8217;un serpentin de brioche, enroulé sur lui-même, serti de raisins secs, fourré d&#8217;un peu de crème pâtissière et glacé de sucre. On parle parfois de baulus ou bolus. Les Français désignent tristement ce bijou pâtissier par &laquo;&nbsp;pain aux raisins&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;C&#8217;est assez bien sucré&nbsp;&raquo;, comme reconnaissent les Belges qui signifient par là que c&#8217;est &laquo;&nbsp;très&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;plutôt&nbsp;&raquo; sucré &#8211; un avis d&#8217;Hubert, bip ici.</p>
<p> <strong>Nic-nacs tip-top</strong> </p>
<p> Mais, en Belgique, les couques ne sont pas seulement suisses. Elles sont encore de Dinant quand elles ressemblent à un spéculoos (on ne vous fait plus l&#8217;affront de définir ce qu&#8217;est un spéculoos) très dur, vraiment très dur. Elles sont parfois &laquo;&nbsp;au beurre&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;à la crème&nbsp;&raquo; quand elles désignent des petites brioches fourrées de crème pâtissière et/ou couvertes de sucre impalpable (de sucre glace, quoi !). Dures, moelleuses, sucrées, aux raisins, fourrées de crème, on l&#8217;aura compris, les Belges ont tout testé. Ils proposent même une pâtisserie dure à s&#8217;en casser les quenottes, couverte de perles de sucre. C&#8217;est le pain à la grecque que jamais de mémoire d&#8217;Hellène on n&#8217;a cuit sous les oliviers.</p>
<p> Nous vous passons les gosettes (chaussons), les merveilleux (sorte de têtes-de-nègre), la tarte aux matons (au lait caillé). Mais nous ne voudrions pas terminer sans évoquer la plus humble des friandises, les nic-nacs, petits biscuits (de marin ou de soldat) en forme de lettres de 2 cm qui nous permirent, enfants, de patienter entre … le dessert et le goûter !</p>
<blockquote><ul>
<li><strong>Plus de surf</strong></li>
<p>
 Le site de Langue française, <a href="http://www.languefrancaise.net/" hreflang="fr">bip ici</a></li>
<li><strong>Plus d&#8217;infos</strong></li>
<p>
 A lire : <br />
 &laquo;&nbsp;Le Belge dans tous ses états&nbsp;&raquo;,<br />
 Georges Lebouc, Editions Bonneton, <br />
 159pp., 10 euros 
 </ul>
</blockquote>
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		<item>
		<title>Impalpââââââp</title>
		<link>http://www.the-bip.com/wordpress/2005/04/09/impalpaaaaaap/</link>
		<comments>http://www.the-bip.com/wordpress/2005/04/09/impalpaaaaaap/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 09 Apr 2005 12:38:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>djs</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dico franco-belge]]></category>
		<category><![CDATA[belgicisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Ne dites pas "suc impalpâp" dites plutôt "sucre glace" <br/><br/>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ne dites pas &laquo;&nbsp;suc impalpâp&nbsp;&raquo; dites plutôt &laquo;&nbsp;sucre glace&nbsp;&raquo; <br/><br/><br />
<span id="more-15"></span><br />
Belges de France qui voudriez masquer vos origines &#8211; soit que vous en ayez honte, soit que vous vouliez pousser à l’extrême l’intégration, il vous faut vous méfier des belgicismes, certes, mais plus encore des prononciations dénonciatrices. </p>
<p> A dire vrai, il est peu probable, sauf à subir une opération chirurgicale de l’appareil vocal, que vous réussissiez un jour à prononcer le chiffre « huit » correctement. Dit « houit », il trahira une enfance passée outre-Quiévrain (à ce propos, le Quiévrain ne coule nulle part, c’est un village belge). Essayez « uwit » et vous voilà rangé dans le lot des Rémois, Nancéens et autres Messins. Ce qui, au passage, n’est pas déshonorant : un de nos illustres rédacteurs relève de ce groupe linguistique trop souvent moqué par ses compatriotes.<br/><br/> <strong>Avec ou sans ?</strong></p>
<p> Autre formule piège : le « dis-moi ce qu’c’est [se ksè] ». Le français n’admet pour tout escamotage que le suivant : « dis-moi c’que c’est [ske sè]. Le piège est vicieux et on n’y échappe qu’à force de longues heures de répétitions. Dans la même veine, pour demander à son interlocuteur de répéter ce qu&#8217;il vient de dire, mieux vaut éviter un &laquo;&nbsp;Quoi, dis ?&nbsp;&raquo; très belge et demander, plus sobrement : &laquo;&nbsp;pardon ?&nbsp;&raquo;. </p>
<p> De même, on évitera de proposer : « Alors, tu viens avec ? » Car, allez savoir pour quoi, le français de France impose que l’on aille en cette circonstance jusqu’au bout de sa question : « Je disais : ‘tu viens avec nous ?’ ». Comme si le « nous », dont le Belge fait l’économie, ne pouvait pas être sous-entendu.</p>
<p> Une erreur beaucoup plus vulgaire consisterait à assourdir la consonne finale ou d’escamoter une syllabe. On entend les Français dire « quat’ » pour « quatre ». C’est de l’amateurisme comparé aux remarquables « tîk’ » pour « tigre », « sâp » pour « sable » ou « suc impalpâp » pour « sucre impalpable »&#8230; Euh « sucre glace ».</p>
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		<title>Que de carabistouilles</title>
		<link>http://www.the-bip.com/wordpress/2005/02/28/que-de-carabistouilles/</link>
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		<pubDate>Mon, 28 Feb 2005 12:24:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>djs</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dico franco-belge]]></category>
		<category><![CDATA[belgicisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Ne dites pas "carabistouilles" dites plutôt "Oui, j'ai 600 m2"<br /> <br />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ne dites pas &laquo;&nbsp;carabistouilles&nbsp;&raquo; dites plutôt &laquo;&nbsp;Oui, j&#8217;ai 600 m2&#8243;</p>
<p><span id="more-12"></span><br />
Hervé Gaymard l&#8217;a appris à ses dépens. L&#8217;électeur n&#8217;aime pas qu&#8217;on lui raconte des carabistouilles. Enfin, l&#8217;électeur wallon n&#8217;aime pas les carabistouilles, car son homologue français a plutôt en aversion les bobards voire les calembredaines, même si ce mot est un peu tombé en désuétude.<br/><br/> Les Wallons semblent apprécier les suffixes en -ouille. C&#8217;est ainsi qu&#8217;ils ont construit le mot bisbrouille, contraction de bisbille &#8211; petite querelle &#8211; et de brouille &#8211; querelle moyenne. Et, s&#8217;il y a bisbille, c&#8217;est qu&#8217;il y a matière à berdeller, c&#8217;est-à-dire, en bon bruxellois, à faire des reproches, à ronchonner. Et si la discussion tourne au vinaigre, s&#8217;il y a une brette &#8211; une vive altercation -, le français de Belgique est riche en jurons et autres insultes qui paraîtront étrangers aux Français jusque dans leur sonorité.<br/><br/> <strong>Insultes en série</strong> <br/><br/> Nous suggérons un zot ! (sot), un snul ! (nul) ou un zinneke (corniaud) pour ouvrir les hostilités. On franchira alors un degré en lançant un sukkeleer ! (pauvre type). Et, si l&#8217;on a pas affaire à un castar (Hanse ne met pas de &laquo;&nbsp;d&nbsp;&raquo;), on se risquera même à un smeerlap ! (salaud). L&#8217;intéressé en restera tout paf, c&#8217;est-à-dire déconcerté et non ivre comme le signifie cette expression du côté français.</p>
<p> Si le rival est musclé, alors mieux vaut ne pas faire de son nez ni le dikke nek, c&#8217;est-à-dire prendre des grands airs. Sans quoi, bardaf  ! (patatras !) : on risque quelques griffes (des égratignures), quelques accroche-pied (crocs-en-jambe) et de se retrouver, en fin de compte, avec les vêtements tout skettés (abîmés). Au risque de passer pour un manche-à-balles, un frotte-manche, bref un lécheur de bottes, mieux vaut faire profil bas et éviter la margaille, ce qui, en bon wallon, signifie éviter le brol. Le bordel quoi !</p>
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		<title>La loque à reloqueter</title>
		<link>http://www.the-bip.com/wordpress/2005/01/20/la-louqe-a-reloqueter/</link>
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		<pubDate>Thu, 20 Jan 2005 12:31:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>djs</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dico franco-belge]]></category>
		<category><![CDATA[belgicisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Ne dites pas "loque à reloqueter" dites plutôt "frotte et tais-toi" <br /><br />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ne dites pas &laquo;&nbsp;loque à reloqueter&nbsp;&raquo; dites plutôt &laquo;&nbsp;frotte et tais-toi&nbsp;&raquo; </p>
<p><span id="more-13"></span><br />
Au moment d&#8217;entreprendre le nettoyage de printemps, Belges et Français feront bien de s&#8217;entendre sur le vocabulaire. Car, en matière de langage, le dira-t-on jamais assez, l&#8217;important, selon que l&#8217;on se trouve à Paris ou en Belgique, est d&#8217;utiliser le mot propre. On ne chicanera pas sur l&#8217;utilisation du mot brosse auquel les Français préféreront le terme balai voire balai-brosse.</p>
<p> Mais une fois la poussière rassemblée en petits monticules, le Belge réclamera en vain une ramassette. Ce mot, pourtant fort commode, n&#8217;existe pas en France où l&#8217;on parle de ramasse-poussière, voire de pelle à poussière, comme l&#8217;on dirait pelle à tarte. Faut-il préciser qu&#8217;on ne parlera pas non plus du côté de Paris, de loque à poussière, pour parler du chiffon, et encore moins de loque à reloqueter qui, en Wallonie et à Bruxelles, fait briller, briquer, ou plutôt, blinquer les cuivres et argents. Notons au passage que les Suisses utilisent volontiers la patte à poussière.</p>
<p> <strong>La plonge</strong></p>
<p> L&#8217;affaire se complique encore pour les histoires d&#8217;eau. Les Français sèchent la vaisselle à l&#8217;aide d&#8217;un torchon, ce qui choquera sans doute les Belges pour qui ce terme désigne la serpillière… Non ! pour les assiettes et couverts dégoulinants, les francophones du nord utilisent l&#8217;essuie de vaisselle. Ils précisent &laquo;&nbsp;de vaisselle&nbsp;&raquo; car ils ont aussi un essuie de bain qu&#8217;ils appelleront parfois un drap. Mais pas un drap de bain, car il s&#8217;agirait alors, comme parfois en France, de la grande serviette éponge utilisée à la plage ou à la piscine.</p>
<p> A ce propos, la serviette s&#8217;utilise dans la salle-de-bain dans l&#8217;Hexagone et aussi, comme en Belgique, à table. Entre les deux, il est vrai, la différence est de taille ou n&#8217;est que de taille. Ces particularismes de langage et autres régionalismes seront matière à s&#8217;astiquer… euh à s&#8217;asticoter gentiment entre voisins.</p>
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		<title>Confiture aux pommes</title>
		<link>http://www.the-bip.com/wordpress/2004/12/02/confiture-aux-pommes/</link>
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		<pubDate>Thu, 02 Dec 2004 12:41:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>djs</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dico franco-belge]]></category>
		<category><![CDATA[belgicisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Ne dites pas "confiture aux pommes" dites plutôt "compote de pommes" <br/> <br/>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ne dites pas &laquo;&nbsp;confiture aux pommes&nbsp;&raquo; dites plutôt &laquo;&nbsp;compote de pommes&nbsp;&raquo; <br/> <br/><br />
<span id="more-16"></span><br />
Au petit-déjeuner &#8211; qu&#8217;ils appellent déjeuner , sans doute parce qu&#8217;ils ont grand appétit -, les Belges tartinent parfois leur tranche de pain de confiture aux fraises. Plus tard, à l&#8217;heure du déjeuner &#8211; qu&#8217;ils désignent par dîner &#8211; , ils accompagneront leur repas de compote aux prunes ou aux pommes. Ils ont tort. </p>
<p> Il ne s&#8217;agit pas là d&#8217;un jugement gastronomique, même si les Français mangeront plus volontiers ces dernières préparations en dessert. Non, ils ont tort lorsqu&#8217;ils utilisent la préposition à ou aux quand il faudrait utiliser le de : compote de pommes, de poires ou de scoubidou. </p>
<p> Le à marque l&#8217;accompagnement comme dans l&#8217;omelette au jambon, car le porc n&#8217;est ici qu&#8217;un ingrédient agrémentant le mets. La règle vaut pour le célèbre sel au céleri et non de céleri, comme on l&#8217;entend souvent de part et d&#8217;autre de la frontière. </p>
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		<title>Il fait laid</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Apr 2004 14:34:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>djs</dc:creator>
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		<category><![CDATA[belgicisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Ne dites pas "il fait laid" dites plutôt "il pleut".<br /><br />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ne dites pas &laquo;&nbsp;il fait laid&nbsp;&raquo; dites plutôt &laquo;&nbsp;il pleut&nbsp;&raquo;.</p>
<p><span id="more-14"></span><br />
Quand il pleut ou quand le ciel est gris, les Belges ont pour habitude de dire qu&#8217;il fait laid ou qu&#8217;il fait pluvieux. Cette expression copiée sur &laquo;&nbsp;il fait beau&nbsp;&raquo; &#8211; expression correcte en français de France &#8211; ne s&#8217;entend pas à Paris, ni dans le reste de l&#8217;Hexagone. En revanche, on dit &laquo;&nbsp;il fait mauvais&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;froid&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;frais&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;humide&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;glacial&nbsp;&raquo; ou même &laquo;&nbsp;il fait vilain&nbsp;&raquo;. Dans tous les cas, on est mouillé.</p>
<p>Pas plus d&#8217;ailleurs, n&#8217;entendra-t-on &laquo;&nbsp;il fait propre&nbsp;&raquo; lorsqu&#8217;on entre dans un pièce en France. La raison n&#8217;en est pas un éventuel manque d&#8217;hygiène chez nos hôtes. Non, le Français dira : &laquo;&nbsp;C&#8217;est propre&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;tout est propre&nbsp;&raquo;. Pourquoi ? Par-ce-que. D&#8217;accord, c&#8217;est discutable. Ce qui ne l&#8217;est pas en revanche, c&#8217;est la faute qui consiste à utiliser l&#8217;adjectif &laquo;&nbsp;malade&nbsp;&raquo;, dans l&#8217;expression &laquo;&nbsp;il fait malade ici&nbsp;&raquo;, pour qualifier un temps lourd, chaud, orageux qui rend les gens malades. Orage, ô désespoir.</p>
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