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My name is Mr. Nobody

Un enfant sur le quai d’une gare. Le train va partir. Doit-il monter avec sa mère ou rester avec son père ? Une multitude de vies possibles découlent de ce choix. Tant qu’il n’a pas choisi, tout reste possible. Toutes les vies méritent d’être vécues… C’est sur ce dilemme que démarre le dernier film de Jaco van Dormael.

Nemo, trente-cinq ans, mène une existence ordinaire aux côtés de sa femme, Elise, et de leurs trois enfants jusqu’au jour où la réalité semble déraper : des panneaux publicitaires lui adressent des messages personnels ; il croise des inconnus qui lui ressemblent étrangement ; il découvre, derrière les façades en carton-pâte de la ville, une plage où d’énormes blocs de mer sont assemblés par des hélicoptères. Nemo se réveille. Il est au fond d’un lac, en train de se noyer, prisonnier de sa voiture. Il se réveille encore, face à un inconnu qui lui tire une balle en pleine poitrine. Il se réveille encore, au bord de la piscine d’une splendide villa, avec une nouvelle femme et de nouveaux enfants qu’il ne reconnait pas. Est-ce encore un rêve ?

« Mr. Nobody » fait  partie de ces films qu’on adore ou qu’on déteste. Durant 2h20, les vies de Némo se succèdent entre flashback et zapping effréné ce qui rend parfois le film difficile à cerner tout du long. Après Toto le Héros et Le huitième jours , le réalisateur belge Jaco van Dormael signe une œuvre de science-fiction sur les choix de vie et les vies possibles qui en résultent.

  • Mr. Nobody, de Jaco van Dormael, en salle depuis le 13 janvier 2010,
    avec Jared Leto, Sarah Polley, Diane Kruger.

Présentation du film par Jaco Van Dormael pour www.cinergie.be

« Mr Nobody » Jaco Vandormael
envoyé par asblCinergie.

Etonnant parcours que celui de Mr Nobody, le projet le plus ambitieux à ce jour de Jaco van Dormael – et sans doute aussi de tout le cinéma belge. Plusieurs années de travail sur un scénario, depuis transformé en livre, une longue aventure de production, un tournage international entre la Belgique, l’Allemagne et le Canada pendant six mois… Il aura fallu plus de treize ans pour que la chenille devienne papillon et se pose, début 2009, sur les écrans. En plein montage de son film, Jaco van Dormael poursuit, lui, très tranquillement son ambition : étreindre dans un seul film tous les chemins possibles d’une même vie – et sans doute aussi tous ceux d’une même œuvre.

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