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Vers un ministère de l’identité nationale ?

La Belgique numérique est pour nous autres expats’ source de parfois bien des étonnements. Au sortir de ce week-end de fête nationale, on était loin de se douter que la polémique s’en irait grondante, quelque part entre Ste Gudule et oligarchie de nos puissants. Polémiques épinglées et relayées par le net à la vitesse de l’éclair. Et la Belgique de se transformer en sac à blagues pour le site de partage de vidéos Youtube ?

Loin de moi tout patriotisme exacerbé et de mauvais aloi étant donné notre position géographique d’expatriés… et l’actualité de notre pays d’adoption en matière « d’identité nationale ». Mais force est de constater que depuis Sirius en Essonne et via les médias modernes -Youtube en tête-, notre pays politique est parfois étrange à cerner, voire apparaît comme une blague belge qui se raconterait toute seule. Ca a commencé avec les étonnantes vidéos de Michel Daerden apparemment émêché, ça a suivi avec le col de l’utérus de notre souverain selon la présentatrice du JT, ça continue ces jours-ci avec le formateur pressenti d’un gouvernement apparemment difficile à réunir, incapable de se souvenir de ne fut-ce que deux paroles de la Brabançonne.

Pas que je sois fondamentalement attaché à notre hymne national que je ne connais d’ailleurs que partiellement, mais il me semble que quelqu’un appelé à gouverner un pays (ou en tous cas à en être un artisan important) se doive de connaître un minimum, ne fut ce que de la mélodie de son hymne national à défaut d’en connaître les paroles traduites dans pas moins de trois langues nationales. A moins que le mot « national » n’ait vraiment plus aucun sens à son esprit, ce que je peux comprendre au vu de son parcours politique et des aspirations d’une partie des électeurs. Mais si tel est le cas, pourquoi on ne l’avoue pas une fois pour toutes que la Belgique n’existe plus ? Qu’il ne s’agit que d’un patchwork d’intentions et de sentiments régionalistes rassemblés sous une bannière tricolore pour peser un peu plus dans les décisions européennes.

Belgique, Belgique… déjà que tu n’as pas jugé bon de m’envoyer ne fut-ce que le moindre programme de parti détaillé (selon mes sources on serait jusqu’à 600 000 électeurs répartis dans le monde) jusque dans mes pénates françaises (à l’heure de l’Internet, des blogs, des mails et du téléphone en VOIP…), comment veux-tu qu’on explique à quelqu’un ici, ce qui fait ton identité, ta spécificité, ton essence. En fait Belgique, vu de Sirius en Essonne… on a du mal à te suivre.

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